Kiara! Come here ! [PV Andra/Blandine/Alice]

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Message par Andra L. Al Inaa le Sam 26 Juil - 14:11


Kiara ! Come Here !



Innocence, insouciance, Inconscience. Enfance. Période bénie, où le monde n’est empli que de magie et de fait inexplicable parfaitement  raisonnable, où rien n’a de réelle importance hors de ce qui n’en a pas la moindre. Moment où l’univers n’est qu’un vaste champ de découverte, n’attendant que les aventuriers qui oseront en frôler les environs de leurs pieds. Pays de rêve, où chacun peut être cet aventurier, peut revêtir sans peine le costume d’un pirate, d’un super-héros, d’une fée, d’un mage, d’un sorcier, où l’infini ne se définit que par le nombre de possibilité, où les humeurs  amènent  toutes inexorablement à la joie. Période courte, vite oubliée, où tout est merveille, où nos yeux brillent constamment de nouveauté. Mais le temps, bourreau insensible, en efface toute trace, n’en laisse pas la moindre s’attarder et  ne reste alors que la mémoire. Mémoire sélective, qui finit par oublier tout ce qui n’a pas d’importance, autrement dit, tout ce qui en avait tant et qui se base sur des faits réalistes et morale, qui choisit de ne plus s’attarder sur les fées, pour s’intéresser au faits. Enfance, période d’insouciance vite oubliée dans un monde qui ne l’accepte plus.

**

-Kiara ! Kiara !

La fillette se retourna un instant, eut un rire, puis continua sa course. Andra la poursuivait, agacée sur les bords, mais un grand sourire aux lèvres. Garder sa petite nièce s’avérait plus compliqué que prévu, surtout lorsque celle-ci décidait de se perdre parmi la foule plus que luxuriante du Louvre. C’était tâche ardue de la garder à l’œil, d’éviter de trop se laisser distancer, mais fort heureusement, même noir de monde, ces couloirs lui étaient plus que familiers. Mais Kiara courait vite.

-Kiara, come here !

-If you want to stop me, you’ll have to catch me!

Et elle ne parlait pas le moindre mot de français.

**

Cette épopée dans les couloirs du musée aurait pourtant dû être prévisible. Alors qu’elle rentrait de ses cours à l’Organisation, une surprise de taille l’attendait chez elle, assise sur le canapé en train de boire un thé avec sa mère.

-Yasmine... ?

Sa cousine se leva du canapé, tout sourire, ravie de revoir Andra. Celle-ci ne put que remarquer à quel point Yasmine avait changé. Finie sa camarade de jeu et de bêtises, sa cousine avait maintenant l’apparence et la tenue d’une véritable femme. Elle portait un simple blue-jeans et un pull moulant blanc cassé et avait remonté ses cheveux bruns en une queue de cheval ondulée et était peu maquillée, se contentant comme sa cousine d’un trait de khôl bien placé et d’un léger fard à paupière coloré pour mettre en valeur ses yeux, agrémenté d’un rouge à lèvres foncé. A la différence que Yasmine arborait une superbe bague en diamant, aux pierreries brillantes. Presque dix ans les séparaient, mais Andra n’avait jamais vraiment vu cet écart comme un obstacle. Mais en voyant la fille de la sœur ainée de sa mère ainsi mise, elle commença à comprendre que pendant un certain temps, une différence de taille les séparerait.

-Andra! I missed you so much…It been so long!

Paraissant se rendre finalement compte de la langue dans laquelle elle s’exprimait, Yasmine pouffa avant de reprendre.

-Désolée… L’habitude est dure à prendre, mais encore plus à perdre…

Andra avait souri, comblée de revoir sa cousine, la laissant lui conter tout ce qui la concernait. L’état de son mariage - idyllique à ses dires- avec Ethan, un américain qu’elle avait rencontré durant ses études de journalismes et avec qui elle menait à présent une vie de conte de fée dans une superbe villa de l’Uper East Side, un quartier huppé de New York. Son adoption à la commanderie de la Grande Dame de Fer et ses nouvelles rencontres. Yasmine était intarissable et lui racontait tous les détails des quatre années durant lesquels elles ne s’étaient parlées que par internet, ce qui datait du jour où Ethan lui avait passé officiellement la bague au doigt devant la famille au grand complet avant qu’elle quitte le Maroc pour les USA, tout ce bavardage sous le regard attendrit et bienveillant de Daliha. Celle-ci ne l’aurait jamais avoué, mais elle voyait clairement en Yasmine la future Andra, une femme active à la vie réussie. La stromillone avait ensuite remarqué une forme qui bougeait derrière la séide récemment New-Yorkaise  et avait fait la connaissance de Kiara, sa nièce de trois ans et demi, une petite fillette aux apparences de poupée, à la peau bronzée-« Déjà ! Je ne sais pas si c’est génétique, mais c’est magique ! » S’était exclamer Yasmine à ce sujet –, aux cheveux blonds brillants et yeux ambres. Malgré ses cheveux, Kiara était déjà le portrait craché de sa mère en tous points, qu’il soit physique, au vu des manières, ou de sa vivacité, plus accrue encore que celle d’une enfant normal, ou son incapacité à se taire, malgré ses manquements évidents à la complexité du language. La petite poupée ne parlait qu’en anglais et babillait un peu en arabe et Yasmine était venue avec le désir pas si secret que cela d’enseigner également la langue de Molière à sa petite princesse. Elle était venue en famille, mais son mari n’avait pas pu se libérer. Andra s’était donc rapidement retrouvée au Louvre, devant servir de babysitter à une gamine adorable et surexcité, qui s’amusait plus des galeries interminables de l’ancien palais que des œuvres qui y étaient exposés. Cependant, Kiara devenait de plus en plus difficile à pister et la jeune fille se retrouva bientôt à devoir également jouer des coudes pour ne pas la perdre de vue. Elle la vit bousculer deux jeunes filles blondes qui paraissaient en grande discussion et manquer de reverser l’une d’entre elles. Décidant que cette course poursuite allait trop loin, Andra accéléra légèrement, tout en jouant de souplesse pour ne percuter personne, et finit par rattraper sa nièce, en l’attrapant à deux bras pour la soulever et la placer au-dessus de ses épaules, où la fillette continua de se débattre en riant quelques secondes avant de se calmer.  Un sourire sur les lèvres, Andra se tourna vers les deux filles blondes.

-Désolée pour tout à l’heure, ma nièce est légèrement hyperactive, mais elle est adorable quand elle veut.

-What did you say, Anda ?

La stromillone pouffa un instant, avant de se tourner vers les blondes.

-Et elle ne parle pas un mot de français, sa mère a jeté son dévolu sur un américain.., elle leva la tête vers l’enfant, Nothing, Kiara, nothing you should know.

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Re: Kiara! Come here ! [PV Andra/Blandine/Alice]

Message par Blandine le Mer 30 Juil - 9:12

Le Louvre au mois de juillet, en plein après-midi. Mais quelle idée avais-je eu de m'y balader avec Alice ? Il faisait une chaleur, nous étions écrasées entre les touristes et à force de courir les salles pour en trouver une vide, nous avions mal aux pieds.
- Alice, regarde ! Un banc vide !
J'ai cru que nous allions pleurer de bonheur : un banc vide, dur mais vide. Juste le paradis. Nous étions dans une salle avec une multitude de tableaux plus ou moins à mon goût mais je m'en moquai.
- Ah enfin de l'air et un banc ! s'exclama Alice.
- La prochaine fois, on va se balader au musée du tiroir de Triffouillis-les-oies, ironisai-je, ce sera moins drôle mais on aura la possibilité de survivre sans devenir des crêpes.
Minette se mît à gigoter dans mon blouson : elle avait chaud depuis le temps et puis ses griffes me labouraient la poitrine.
- Voilà miauleuse, tu peux sortir.
Nous avons alors commencé à discuter avec Alice tandis que Minette se baladait dans la salle, autour de nous.
- Non mais tu te rends compte, on a encore eu un cas d'agression suspect : dans un musée que nous surveillons, les deux gardiens de nuit ont été agressés et deux objets antiques ont disparu !
- Bah c'est encore un petit vol, les séides ont dû trouver les coupables.
- Mais c'est là l'ennui : il n'y avait personne ! Juste des sortes d'ombres bizarres, genre spectre avec de la suie dessus !
- Encore un coup des ennemis ? Mais dans quel but ?
- Les deux objets, on les soupçonne d'avoir été offert par le Margilin.
- Pas possible ! Mais pourquoi ils ne sont pas en sécurité au musée de l'insolite ?
- Aucune idée. En tout cas, on ne parlait que de ça ce matin à la cafétéria. Tu le saurais si tu y venais, ajoutai-je sur un ton ironique mais avec une pointe d'amertume.
C'est vrai, Alice était toujours dans son coin. Moi aussi j'aimai m'isoler mais la cafétéria était un endroit de rêve : nourriture excellente et potins à volonté. En cas d'ennui, c'est le meilleur remède. À tout heure du jour ou de la nuit, on y croise des gens avec des potins tout frais.
- Mais tu sais bien que je déteste la foule, protesta ma chère amie.
- Tu devrais calmer ta phobie et venir t'amuser. Franchement, tu n'as pas plus d'agoraphobie que moi...
J'allais répondre quand je vis quelque chose. Ou plutôt, je ne vis pas quelque chose : Minette.
- Où est-elle encore ?
- Quoi donc ? Minette ?
- J'espère qu'elle n'est pas dans la foule. Elle risque de se faire écraser !
Aussitôt, nous nous sommes élancées dans la cohue, scrutateurs sur le nez pour repérer Minette. Nous avons bien refait tout le parcours inverse mais aucune trace de mon chat. Je commençai à paniquer, Minette et moi étions fusionnelles surtout quand j'étais métamorphosée. Je ne pouvais la perdre sous aucun prétexte ! Avec Alice, nous avons continué notre course quand un bras me retint. Comme je tenais Alice pour ne pas nous séparer, elle fut stoppée en même temps que moi, manquant de tomber à la renverse.
- Marcelin ?
Marcelin était - et est toujours, jusqu'à sa mort selon ses dires - l'un des nombreux gardiens du musée et est de la Confrérie. Il fait partie de ceux qui n'ont jamais pu dépasser la ligne rouge, lui à cause d'un phobie très importante des araignées. Il n'a jamais pu surmonter cette phobie, surtout quand il s'est retrouvé encerclé par d'énormes araignées comme dans Harry Potter et la chambre des secrets. Il a fait une crise d'épilepsie et n'a jamais voulu refaire la ligne rouge. Depuis il travaille à la cafétéria et rend des services aux séides et autres gradés qu'ils croisent. Tout le monde connaît Marcelin et aussi son épouse Justine qui s'est souvent illustrée par ses glorieuses missions réussies. Personne n'aurait parié sur leur couple mais à présent, toute la Chancellerie du Louvre s'accorde à dire qu'ils vont très bien ensemble.
- Blandine, tu ne cherches pas cet animal ?
- Oh merci Marcelin ! Je la cherche depuis...
- Blandine, tu sais bien que Minette est ingérable face à la foule. Je t'ai déjà demandé d'arrêter de la laisser traîner dans les couloirs surtout en période d'affluence. Un autre aurait été moins compréhensif !
- Promis, je vais faire attention. Merci encore Marcelin, tu es un ange !
Il me fit un clin d'œil amical et disparut.
- Bon, remets la à l'abri. Tu sais bien que...
Alors que je fermais mon blouson pour enfermer Minette, je sentis un boulet de canon me bousculer - et bousculer Alice qui était à côté de moi - et disparaître suivie de près par une jeune fille.
- Vous pourriez faire attention ! m'exclamai-je.
La jeune fille revint aussitôt, avec la petite fille.
- Désolée pour tout à l’heure, ma nièce est légèrement hyperactive, mais elle est adorable quand elle veut.
- What did you say, Andra ?
- Et elle ne parle pas un mot de français, sa mère a jeté son dévolu sur un américain.., Nothing, Kiara, nothing you should know, ajouta-t-elle à l'enfant.
- Pas grave, dit Alice aussitôt. On comprend, ce n'est pas facile à gérer ce genre de créatures.
J'émis un vague grognement : déjà parce que j'en voulais encore un peu à cette gamine de m'avoir bousculé et puis surtout parce que je réfléchissais à l'endroit où j'avais déjà vu la tante de Miss Boulet de Canon.
Sa médaille, me souffla Alice qui lisait très bien dans les pensées
Mais oui c'était une stromillone ! Sa mère avait été séide en Z3 et elle avait déménagée avant l'entrée dans la Confrérie de cette fille.
- Je remarque que nous avons le même bijou, dis-je à la stromillone. C'est quoi ton nom déjà... Andra, voilà ! Tu viens du Maroc, non ?
- Blandine parle arabe, ajouta Alice.
- Alice ! m'exclamai-je. Non, mon amie exagère je baragouine vaguement, ajoutai-je pour la stromillone.
- Ne sois pas si modeste...
- Non, je parle très mal, insistai-je.

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Re: Kiara! Come here ! [PV Andra/Blandine/Alice]

Message par Andra L. Al Inaa le Mer 10 Sep - 9:02


Kiara ! Come here !



- Pas grave, déclara l’une des jeunes filles. On comprend, ce n'est pas facile à gérer ce genre de créatures.

Andra lui répondit d’un sourire en  coin. Effectivement, c’était tâche ardue, comme elle venait d’en faire l’expérience. Elle s’attarda un peu sur la jeune adulte. Elle lui donnait entre 17 et 18 ans, et fut surprise de se rendre compte qu’elle se trouvait devant l’incarnation en chair et en os de l’Alice de Lewis Caroll. Elle retenait sommairement ses longues boucles blondes par un petit ruban qui lui donnait un air juste adorable, et le reste de sa figure suivait. Le visage rond et pâle, mangé par de mangé par deux grands yeux bleus azur et un air réjouit  et doux qui lui donnait un côté enfantin. Elle était, comme il se dit, « à croquer ». A côté d’elle, sa camarade poussa une sorte de grognement mécontent, acceptant apparemment un peu moins la bousculade de Kiara. Elle était également blonde aux yeux bleus, mais était diamétralement opposée à son amie. Alors que cette dernière arborait des vêtements très féminins, l’autre étai le plus simplement vêtue, un jean et tee-shirt qui paraissait avoir été mis mille fois. Andra lui trouva également une expression très différente…félin, pour ainsi dire, combatif. Elle était très grande, dépassant les deux autres, de plus d’une tête pour l’Alice et d’environ cinq bons centimètre pour la stromillone.

- Je remarque que nous avons le même bijou,  fit-elle remarquer à Andra. C'est quoi ton nom déjà... Andra, voilà ! Tu viens du Maroc, non ?
La jeune fille n’y avait pris gare jusque-là, mais le duo portait aussi des médailles de St-Georges…dorées. Bien évidemment. Des séides aux abords du Louvre, quoi de moins surprenant ? Elle fut cependant surprise qu’elle connaisse son nom. Elle n’avait pas souvenir d’être aussi célèbre…Il était vrai que sa mère était l’un des rares transferts de la chancellerie et qu’elle avait acquis une certaine réputation aux cours  de ses années de service, qui valait sans doute à sa fille d’être vaguement reconnue par les autres. Et à présent qu’il y pensait, elle était certaine d’avoir déjà aperçue les deux séides, sans avoir pourtant demandé leurs noms. Andra s’apprêtait à répondre lorsque l’Alice poursuivit.

-  Blandine parle arabe.
Blandine…Maintenant qu’elle pouvait mettre un nom sur son visage, il n’y avait plus de doute pour l’adolescente. Elle connaissait cette fille de vue et de nom, il lui semblait même qu’elle possédait une sorte de particularité génétique étrange.

- Alice ! s’exclama Blandine.Non, mon amie exagère je baragouine vaguement.

Alice. Et d’autres osait prétendre que le destin n’existais pas, et que les hasards n’était dû qu’au hasard.

- Ne sois pas si modeste...

Elle se chamaillait comme deux sœurs, Andra ne put empêcher un petit sourire de naître sur ses lèvres. Elle n’avait pas eu le temps de placer un mot.

- Non, je parle très mal, se défendit Blandine.

-C’est déjà pas mal, vu comment cette langue est compliqué, intervins la stromillone, ma mère voudrais que je parle couramment l’arabe, le français et l’anglais…Et sa lubie la plus récente est que je me mette au mandarin…Alors que je ne compte pas franchement m’éloigner autant de la méditerranée ! Je suis encore désolée pour ma nièce. Et je suis ravie de…

La fin de la phrase d’Andra se perdit entre le brouhaha de la foule trop dense et des hurlements quasi-strident qui l’appelais.

-Andra ! Andra !

Sa cousine la vit enfin et poussa un long soupir.

-Je t’ai enfin retrouvé ! Quel mer de monde, ce Louvre…Même la Statue est plus facile d’accès, je vous plains ! Je suis venue chercher Kia…

Elle remarqua alors que la jeune fille n’était pas seule et, pas gênée pour un sou, offris son plus grand et éclatant sourire aux deux séides.

-Bonjour ! Excusez-moi, je ne vous avais pas vu ! Je m’appelle Yasmine, je suis la cousine d’Andra, et mère de cette adorable monstre (elle désigna   Kiara), vous êtes des amies d’And’ ?

Elle ne prit pas le temps d’attendre une réponse, regarda sa montre et poussa un petit cri aigu, l’air préocupé.

-Oh no ! Bon, pardonnez-moi, mon mari atterris dans quelques minutes, je suis juste venue chercher Kiara, pour qu’elle ne le rate pas, au revoir, à ce soir, Andra ! Kiara, come here !

Elle attrapa rapidement sa fille et se plongea dans la foule, avec la discrétion et le bruit d’un éléphant, bousculant tout ce qui pouvait être bousculable et laissant derrière elle une longue litanie de protestations. La stromillone pouffa.

-Bon, je crois que vous voyez de qui Kiara tiens…, elle marqua une courte pause avant de reprendre : Ça ne vous dirait pas qu’on sorte d’ici ? Il y a une glacerie très sympathique pas très loin !

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Re: Kiara! Come here ! [PV Andra/Blandine/Alice]

Message par Alice Georges le Mar 14 Oct - 4:20

- C’est déjà pas mal, vu comment cette langue est compliquée, ma mère voudrait que je parle couramment l’arabe, le français et l’anglais…Et sa lubie la plus récente est que je me mette au mandarin…Alors que je ne compte pas franchement m’éloigner autant de la méditerranée ! Je suis encore désolée pour ma nièce. Et je suis ravie de…
Pendant qu'elle parlait, je la regardais. Plus grande que moi, jolie brune aux yeux couleur chocolat chaud, toute mince, presque frêle sans sembler fragile. C'était parfaitement le genre de fille qui pose pour les catalogues sportifs comme figure de proue des jeunes filles de 15-20 ans qui font du sport. Blandine me sortait souvent, et de force bien sûr, car elle aimait autant que moi rester lézarder chez elle et aussi elle adorait bouger, se promener. Et elle voulait que je voie du monde, que je sois sociable. Et Andra semblait être du même acabit même si elle s'habillait plus dans mon style que celui de Blandine. Si ma chère amie pouvait parfois mettre des hauts quelques peu féminins et pas trop crasseux, elle ne variait jamais pour le bas : jeans ou pantalons à la rigueur et aux pieds, généralement des baskets ou parfois, elle acceptait de porter les bottines en cuir que je lui avais achetées. Alors que j'allais demander à Andra ce qu'elle faisait là avec une petite fille hyperactive, une voix hurla à travers la foule :
- Andra ! Andra ! Je t’ai enfin retrouvé ! Quel mer de monde, ce Louvre…Même la Statue est plus facile d’accès, je vous plains ! Je suis venue chercher Kia… Bonjour ! Excusez-moi, je ne vous avais pas vu ! Je m’appelle Yasmine, je suis la cousine d’Andra, et mère de cette adorable monstre, vous êtes des amies d’And’ ? Oh no ! Bon, pardonnez-moi, mon mari atterrit dans quelques minutes, je suis juste venue chercher Kiara, pour qu’elle ne le rate pas, au revoir, à ce soir, Andra ! Kiara, come here !
Aucune de nous trois n'eut le temps de répondre et la fameuse Yasmine attrapa sa fille en nous faisant un signe de la main avant de disparaître dans la marée humaine, sans trop de discrétion. J'explosai alors de rire bientôt rejointe par Blandine et même par Andra.
- Bon, je crois que vous voyez de qui Kiara tiens… Ça ne vous dirait pas qu’on sorte d’ici ? Il y a une glacerie très sympathique pas très loin !
Je faillis décliner comme par réflexe mais finalement le sourire d'Andra me fit accepter l'offre. Blandine fouilla dans son porte-monnaie et hocha la tête.
- C'est parti, les filles !
Nous avons réussi à sortir du musée et Blandine a pu dehors faire sortir Minette pour la jucher sur son épaule tel un fauconnier avec son oiseau. Andra semblait intriguer et je tâchai de lui résumer :
- Blandine et Minette ne peuvent pas se quitter, c'est un peu spécial à expliquer mais c'est physique.
Elle sembla se satisfaire de l'explication, heureusement qu'elle ne commença pas à nous poser des questions embarrassantes. De toute façon, Blandine enchaîna aussitôt :
- Qui était-ce la petite fille avec toi ? T'es sa baby-sitter ?
Malheureusement pour nous, beaucoup de monde avait eu la même idée que nous et la queue devant la glacerie était colossale. Nous nous sommes repliées sous les arcades du Palais-Royal car la foule était concentrée dans tous les lieux ou l'on pouvait manger ou boire. Nous nous sommes assises sur un banc un peu à l'ombre mais nous permettant d'avoir les jambes au soleil. Presque en face de nous, une petite mamie émiettait du pain pour les pigeons et à côté d'elle, une jeune fille gardait un oeil sur elle tout en écoutant de la musique. Un peu plus loin, autour de la fontaine, trois enfants courraient en imitant le bruit de moteurs de voitures de course. Assis sur un banc, deux femmes, sûrement leurs mères, discutaient en riant, l'une des deux nourrissant au biberon un bébé.
- Il va falloir attendre un peu pour les glaces, soupirai-je, déçue.
Minette profita du calme ambiant pour courir dans l'herbe, chassant un moineau qui s'envola à tire d'aile. Je palpai mon sac à la recherche d'une bouteille d'eau quand mes doigts rencontrèrent un papier d'emballage. Je le tirai hors de mon foutoir pour découvrir un sac plastique dans lequel j'avais laissé un paquet de biscuits spéculos et une bouteille d'eau, le tout neuf. Je me rappelai alors avoir fait des courses le matin même et avoir gardé un paquet de biscuits et une bouteille d'eau pour pouvoir grignoter et lire dans le square près de chez moi.
- Surprise, dis-je en tendant ma trouvaille aux filles.
Blandine, morte de faim comme toujours, déchira le papier du paquet de spéculos pour en chiper un et l'avaler tout rond en fermant les yeux de plaisir.
- Tu pourrais proposer à Andra avant, m'exclamai-je en prenant un ton d'adulte rien que pour embêter mon amie.
Elle me tira la lange en me faisant un clin d'oeil. Nous ressemblions vraiment à deux enfants.
- Désolée Andra, tu dois nous prendre pour des folles, pouffai-je.


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Re: Kiara! Come here ! [PV Andra/Blandine/Alice]

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