Andra L. Al Inaa

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Andra L. Al Inaa

Message par Andra L. Al Inaa le Mar 22 Juil - 7:43


ANDRA LAYAL AL INAA


MOI :


Prénom ou surnom : Sofia



Age : 14 ans ( Rooh, en novembre ! )


Avez-vous lu les Strom ? Si oui, quels tomes ? : Touus ! Et même le démon aux mille visages, un des meilleurs à mon avis^^ (Avec le premier, le deuxième et le troisième) : p


Livres/auteurs préféré : Donc…Mon auteur de prédilection, mon préféré, est Pierre Bottero, lui et tous ses livres sans exception, en allant du tome 1 de la Quête d’Ewilan aux Âmes Croisées, en passant par le Pacte des Marchombres, qui est vraiment dans mon top 5. Ensuite, je citerai…Emanuelle et Benoit de Saint-Chamas, les Strom sont juste inimitable, à lire et relire^^ Puis…en vrac, allez ! , Divergente (une merveille ! Même si le tome 3 est clairement a décevant, et je ne veux pas entendre de « l’auteur été assez forte gnagngna, décisions blablabla.. » Non, elle a choisi la voie de la facilité, point barre. Mais ça reste à lire, c’est un pur bonheur pour les deux premiers tomes, assurément^^Et le troisième est pas si mauvais), les Mathieu Hidalf ( un vrai bonheur, de l’humour, de la légèreté, de l’action, de la magie…Pfouii, j’adore, vraiment ! Tous les tomes sont absolument superbes.), les Rouge Rubis (Dans les meilleurs que je n'ai jamais lus ! Vraiment, si vous ne connaissez pas, lisez-les, vous ne le regretterez pas ! Je suis allée me taper le film en allemand sous-titré espagnol, je ne parle aucune des deux. Dire si je suis fan. ), les Tara Duncan (très bon, même si je n'ai jamais pu finir, faute de les trouver), Ysée (un vrai plaisir de trois tomes, très faciles à lire. Ça m’a moi-même surprise mais ils se sont faits une place dans mon top), Perçy Jackson (drôles, captivant, juste magnifique, une base x)) Hunger Games ( Juste superbe, comment ne pas le citer…), Vampire Academy ( Série clichée pour adolescent ? Pas une seule seconde, c’est un vrai plaisir à lire, je conseille à tous. Et pourtant j’ai du mal avec les « vampires ». Ce n’est absolument pas une série prévisible et commerciale comme on pourrait s’y attendre, mais de vrais bons livres), La Sélection de Kiera Cass ( Je l’ai lu assez récemment, c’est un vrai coup de cœur !), La Quête des Livres-Monde ( Oh ouii…Impossible de ne pas en parler ! Carina Rozenfeld, vous êtes définitivement une auteur de génie ! Et adorable en plus… Razz), la Comtesse de Ségur (Pareil, ses livres sont mes premiers vrais coups de cœur) Et…pfouii, ça fait déjà un gros pavé, je trouve x) Y’en a des tas d’autres, des livre uniques (Au pif, Sortilège, La Dernière flèche etc…) et bon, je ne vais pas y passer l’heure non plus x)


Film/séries/acteurs/réalisateur préférés: Films préférés....J'ai pas vraiment de "préférence"( ma culture cinématographique est clairement à améliorer^^), j'en cite quelques-uns au hasard, le Alice au Pays des Merveille de 2010 ( un vrai bonheur, je l'ai revu plein de fois x) ), Miroir, Miroir ( pour moi clairement la meilleur adaptions de Blanche-Neige en film), les Profs ( ce film est hilarants x) ), Pirates des Caraïbes ( juste magnifique^^), Harry Potter (Bah oui, aussi…), Hunger Games ( Oui ! Une adaptation de roman archi-réussie, rien à dire, ils sont supers !) et tant d'autres^^. Côté séries, je regarde Glee, Gossip Girl et Vampire Diaries (enfin, pour ces deux-là, regarder est un bien grand mot^^ Enfaite c’est plus quand j’ai rien à faire, j’suis coincée à la saison 2 de VD depuis bientôt un an, et il m’a fallu l’année scolaire pour arriver à la 2 de GG…C’est dire x) Je reste à un an par saison en fait… J’ai du mal, je vois pas comment font le gens qui se tape 3 saisons en deux jours, moi je me tape trois épisodes, mon Ipad beug sa vie et j’en ai marre ), je regarde aussi des mangas sur conseil d' amies ( j’aime pas me sentir « out » dans les conversation x) ), qui me donne pas mal de bons titres et sympa ^^ Côté acteur, j'adore Anne Hathaway, son jeu est vraiment bon, et aussi les trucs que tout le monde aime, genre Jonnhy Deep etc... Réalisateur, désolée, je n'en connais pas, du moins que de nom x) (Ouais, côté cinéma je suis loiiin d’être une pro, mais je vais arranger ça, promis : 3)


Musiques : Alors, côté artistes, j'adore Taylor Swift (de belles chansons et une voix en or^^), le Glee Cast (je suis une fan absolu de leurs chanson : p), Evanescence (ce groupe m’a JUSTE fait aimer le rock. Et si votre avis diverge, écoutez « Bring me to life » et revenez me voir), puis, Sia (Ooh…Breathe me est juste l’une de mes chansons préférée, et les récente, Chandelier ou Bigs Girls Cry, sont superbes aussi ! Sans citer Wild ones, Titanium ou le reste…), Demi Lovato ( une très belle voix, dans les récentes, j’adore Let It Go^^) , puis Eric Prydz ( Pjanoo, juste une merveille *_*)et Nicky Romero pour les compositions, et y’a aussi Avicci, impossible à ne pas citer^^ Ensuite, bien suur, Stromae ( Hein, Ciboulette :p) et…bah du pop-rock, surtout enfait^^ Un peu de musique classique de temps à autre ( Yiruma, juste culte, surtout River Flows in You^^, ou aussi Comptine d’un autre été ou pleins d’autre…) et baah…voilà, plein d’autre^^


Où habitez-vous ? : Casablanca, Maroc


Êtes-vous nouveaux sur les forums? Et sur les RPG?: Dans aucun des deux, mais je suis en « reprise », alors soyez indulgents :3


Est-ce un double ou un triple compte? : Nop’ !


Comment avez-vous découvert le forum? : Une ciboulette et une petite chatte m’en ont parlé x)


Avez-vous des suggestions à faire pour améliorer le forum ? : Hum…pas de suggestion pour l’instant, il gèèèère votre fofo, les filles !



ELLE


Nom : Al Inaa
 

Prénom : Andra Layal


Surnom: And'


Âge :16 ans


Origine : Originaire de Casablanca, mais vis actuellement en France avec sa mère.


Futur Clan :Organisation, stromillone (aux environs de 900 PPDS)


Descriptions mentales : Souriante, ironique, calme et avisé sont les mots qui viendraient en premier pour décrire la stromillone. Andra est une adolescente tout à fait lambda, dans la mesure du possible pour une future séide, qui vit tranquillement ses jours en riant à la première occasion et en s’occupant de chose qui n’en valent pas tant que ça que ça la peine. Intelligente, elle obtient sans problème de bons résultats en cours et voue une passion aux sports, qu’elle a pratiqués de tous les côtés. Agréable, gentille et polie, c’est l’archétype de la fille que les parents citent en exemple devant leur enfant. De nature combative, Andra est quelqu’un qui as conscience des choses,  toujours prête à se battre pour ce qui lui parait juste. Elle est également obstinée à l’extrême et très franche, que ce soit envers elle-même ou les autres. Calme et réfléchie, elle laisse rarement la panique l’emporter, que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans une situation délicate. Elle est aussi assez secrète, et respectueuse, ne cherchant jamais à mettre qui que ce soit mal à l’aise et évite de pousser des recherches trop loin lorsqu’elle sait que cela pourrait causer du mal à quelqu’un. Très grande sportive, elle avoue sans peine préférer les sports de combat, notamment le libre. Elle aime se défouler et ne supporte pas de rester sans mouvements. Elle adore littéralement sa mère et ferait n’importe quoi pour elle. Et même si elle ne l’avouera sans doute jamais, sa vie ne serait pas la même sans son meilleur ami, qu’elle voit comme son frère. A l’Organisation, Andra est un très  bon élément,  appréciée des professeurs, qui se démarque déjà par la force de son strom et de son esprit d’analyse.


Description physique : (Avatar Nina Dobrev) Andra est une belle jeune fille, du plus pur type méditerranéen. Elle mesure 1 mètre 75 et est fine, résultat du régime stricte de sa mère et de son amour pour les sports. Elle a la peau bronzée, et une fine musculature, qui enlève l’impression d’avoir à faire à une fille fragile, sans pourtant rien faire perdre de sa féminité à l’adolescente. Elle possède un visage aux traits fins, une bouche fine, un nez proportionné et des yeux en amande marron foncés qui donne, de loin, l’impression d’être noirs. Elle laisse la plupart du temps ses longues boucles brunes en cascade derrière son dos ou sur ses épaules, avec quelques mèches savamment placées sur le devant de son visage. Mais elle les attache de temps à autres en une queue de cheval haute, coupe qu’elle adopte toujours lorsqu’elle s’exerce. Comme toute jeune fille qui se respecte, Andra choisit toujours ses tenues avec soin, et privilégie toujours le confort et la simplicité, avec élégance. Elle n’a absolument aucun problème avec les robes ou jupes, elle en porte souvent, même si sa tenue la plus fréquente est un simple jean ou short avec un débardeur ou un tee-shirt agrémenté d’une veste, dépendant de la période de l’année. Elle n’est absolument pas frileuse et ne rechigne jamais à porter des vêtements d’été, même en début printemps (oui, quand vous êtes tous encore avec votre grosse doudoune en maugréant «  En Avril, nan na na na na d’un fil.. »). Elle ne se maquille pas, excepté une légère couche de gloss rose et brillant sur ses lèvres, ou un coup de crayon sur ses paupières, dépendant de son humeur et de son temps. Elle apprécie également les accessoires, et laissera toujours pendre à ses oreilles une paire de boucles d’oreilles discrète, et porte souvent des colliers ou autre bracelets. Au final, Andra est une jeune fille qui s’occupe de son apparence, sans tomber dans l’excès que peuvent avoir les filles de son âge, et plais.




Dernière édition par Andra L. Al Inaa le Mer 23 Juil - 4:17, édité 1 fois

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Andra L. Al Inaa

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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Andra L. Al Inaa le Mar 22 Juil - 7:56



Histoire :
Je me souviens de l’époque où je ne savais rien. Difficilement, toujours avec un espèce de recul qui ne me plait pas, comme lorsqu’on essaye de se rappeler de quelque chose qui ne nous appartiens pas vraiment, mais je m’en souviens. C’est étrange comme l’innocence, qu’on a tant d’impatience à vouloir laisser lorsqu’on la possède  encore entièrement, peut nous manquer quand elle s’en va. Ca me manque de ne pas savoir qu’il y a du mauvais au fond de chacun d’entre nous, ça me manque de ne pas savoir à quel point les actes dictés par la colère et la haine peuvent être horribles, ça me manque de pouvoir rire sans raison, de constamment trouver un moyen de m’extasier. Tout ça me manque, et j’ai conscience que je ne le retrouverai jamais. On dit parfois que la vie est une rivière qui suit son cours, tranquillement. C’est beau une rivière, c’est rassurant. La vie n’est pas une rivière. C’est une cascade violente qui se calme parfois, pour mieux nous surprendre, pour plus nous  brusquer, pour se rappeler à nos pauvres esprits, trop rapide à s’habituer à ce qu’on appelle « paix ». Mais ça fait mal d’y penser. Et personne ne se sent réellement capable d’affronter une vraie douleur permanente. Alors  on essaie d’oublier, on fait semblant de ne pas savoir et, à force, on se convainc qu’on ne le sait pas. Ça reste un mensonge. Mais, au fond, les mensonges ne sont-ils pas faits pour être cru plus que la vérité ?
**
La porte claqua dans un bruit de fin du monde. Une femme rentra en trombe dans la maison, chaque pas fait du haut de ses talons semblant avoir pour ambition de trouer le parquet de la maison.
-Elle va me rendre folle !
Un homme, assis sur un fauteuil, lâcha le livre qu’il lisait pour s’intéresser à la nouvelle venue. Il ne savait que trop bien de qui elle voulait parler.
-Tu n’es pas obligée d’en faire tant pour elle, tu sais.
Il se leva et la prit dans ses bras, comme si c’était la plus simple des habitudes. Elle nicha sa tête sur son épaule et soupira.
-C’est ma sœur. Je ne peux pas la laisser toute seule affronter tout ça.
Il figea ses yeux dans le regard de son aimée. Il ne se lasserait jamais de cette couleur. Vert forêt, vert profond, vert découverte, vert sombre, vert feuille. Vert magie. Il ne cessait de trouver des adjectifs pour décrire ces yeux-là, tous pourtant lui semblait mensongers, incomplets. Aucun mot n’était assez fort pour décrire cette couleur qui avait décidée de s’installer dans le regard de celle pour qui son cœur battait. Pourtant, il était à présent sombre, inquiet, triste et soucieux.
-Tu t’en fais trop. Et elle ne veut même pas de ton aide, elle te l’a clairement fait savoir…
-Elle est dans le tort, il faut…il faut juste que quelqu’un reste à ces côtés pour la rappeler sur le droit chemin…Et tout le monde la critique, comme il elle avait déjà fait une horrible bêtise, alors que rien ne permet de l’assurer !
-Daliha, ta sœur assume clairement ses convictions et les répètes à tout bout de champs. Tu es juste tellement bienfaisante que tu refuses de le voir, dit-il en lui caressant la joue, elle n’a déjà été acceptée dans l’Organisation que par chance, quasiment tous les séides trouvait que son aura était bien trop à la limite du sombre. Mais…
-…ils n’ont pas voulu écarter ma jumelle si ils m’acceptaient, ils me l’ont souvent expliqué…Une longue lignée de chevalier doués, c’est tellement rare en plus, il ne voulait pas la stopper…Nos parents y ont joués pour beaucoup, sans doute.
Elle soupira et enfonça encore plus sa tête dans le creux de l’épaule de son époux.
-Ils m’avaient demandés de veiller sur elle, de l’empêcher de faire des folies…et voilà où  nous en sommes…
-Et tu es coupable autant  que le nourrisson qui vient de naître…ou qui va bientôt naître, en l’occurrence, ajoute ’il en caressant le ventre rond de Daliha, toute la tendresse du monde dans le bout des doigts,  arrête de t’en faire autant, tu as droit à ton havre de paix pour au moins…les huit prochains mois, sans penser à ta sœur.
Elle rit.
-Tu te moque de moi, là ! Dans huit mois, j’aurais des problèmes autrement plus importants…
-Justement.
Il caressa les cheveux de son aimée et, dans un geste d’une infinie douceur, y déposa un baiser.
Elle soupira, fit encore la moue quelque secondes, avant de décider qu’il était temps pour elle de quitter sa mauvaise humeur.
Un immense sourire éclaira finalement son visage, et ses yeux verts reprirent leurs couleurs pétillantes, volée par l’inquiétude. Au fond, elle était vraiment heureuse.
**
-Layal !
L’enfant interpellée, innocente et inconscience jusqu’à en être sourde aux appels de sa mère, continua de marcher d’un pas hésitant mais un grand sourire sur les lèvres, sans voir les escaliers devant elle.
Elle fixait ses pieds, semblant heureuse jusqu’à l’euphorie de leurs avoir trouvé une utilité dans ce monde où tout était bien trop grand. Elle approchait dangereusement de la première marche, sans y prêter la moindre attention, trop occupée à découvrir cette parcelle nouvelle et inconnue de son univers.
Elle sentit soudainement qu’on la retirait du sol qu’elle avait réussi à apprivoisé avec tant de peine et prit peur, laissant échapper un petit cri de surprise. Elle balança ses pieds, avec l’espoir qu’ils pourraient également user  de leur pouvoir étrange sur l’air. Mais cela ne fonctionnait pas, la force qui l’avait soulevé semblait plus puissante que ses petits pieds chaussés de rose. Elle eut une petite moue de déception et  tourna la tête vers ce qui l’avait emporté sur son nouveau pouvoir et, en reconnaissant le visage fou d’inquiétude et familier, elle oublia sa moue et eut un énorme sourire, qui révélait toute ses dents encore minuscules.
-Maman !
Ladite mère secoua la tête et leva les yeux au ciel durant un instant avant de laisser un petit sourire prendre forme sur ses lèvres.
-Tu vas me rendre folle, tu le sais, ça ?
Peut-être l’enfant ne le savais-t-elle pas tant, puisqu’elle se mit à rire tout en applaudissant, pour une raison qu’elle seule connaissait.
Daliha secoua encore la tête et son sourire s’agrandit. Elle installa plus confortablement son enfant sur son épaule et partit en direction de la chambre de la petite fille. Celle-ci secoua encore les pieds en riant encore plus fort, constatant qu’au final son pouvoir fonctionnait sur l’air.
**
La sonnerie retentit dans toute la maison. Pas de réponse. Impatiente, elle recommença à se manifester, lorsqu’un cri  vint lui faire concurrence.
-Mamaaaaan ! Ça sonne !  
Une fillette qui paraissait avoir à peu près cinq  ans semblait être à l’origine de cet appel. Elle descendit les escaliers à toute vitesse, se rattrapant de temps à autre à la rambarde pour s’élancer encore plus et arriva près de l‘interphone.
-C’est Papa ?
Une femme sortie d’une autre aile de la maison, portant un tablier et s’essayant les mains dans une serviette tout en marchant, venait également voir qui se trouvait derrière la porte. La fillette sautillait pour essayer de combler les centimètres qui lui manquaient.
- Je ne vois pas ! Qui c’est ?  
Daliha, son éternel sourire sur le visage jeta un œil à la caméra de l’interphone.
Son visage s’assombrit immédiatement.
-Layal, ma chérie, tu veux bien monter jouer dans ta chambre ? Je reviens tout de suite.
-Qui c’est, maman ?
-Quelqu’un pour le travail, on va juste avoir une conversation ennuyeuse.  Allez, mon ange, monte jouer dans ta chambre, je te rejoins tout de suite.
-D’accord ! Mais tu fais vite !
L’enfant remonta les escaliers, en sautant les marches plus qu’autre chose, trébuchant de temps à autre, toujours en riant.
Sa mère posa sur elle un regard emplit de tendresse sur son enfant avant de se retourner vers l’interphone, où elle pressa la touche d’ouverture d’un doigt tremblant. Elle ouvrit la porte d’entrée, et s’efforça de sourire en voyant son invité gravir les marches qui menaient à sa maison.
-Numéro 3, que me vaut ce plaisir ?
L’interpelé eut un sourire triste, puis recouvrit le visage qui avait tant troublé la femme.
-J’aimerai que c’en soit un, Daliha… Comment vas-tu ?
-Tu m’inquiète de plus en plus…Mais entre, voyons, et assieds-toi.
Ils prirent siège dans un silence complet, qu’ils paraissaient avoir tout deux peur de briser. Le chancelier ouvrit la bouche pendant quelque secondes, puis la referma. Il était extrêmement hésitant. Daliha, ne pouvant plus tenir, brisa la bulle de calme absolu.
-C’est à propos de Hania, n’est-ce pas ?
Numéro 3 hocha la tête dans un mouvement lent et saccadé.
-Qu’est-ce qu’elle a bien pu encore faire…Elle semblait pourtant s’être calmée !
-Justement non, commença l’homme en passant la main dans ses cheveux, on a finalement découvert qu'elle avait rejoint depuis près de six ans une organisation opposée à la nôtre, et ce serait la seul raison à sa discrétion. Elle aurait reçu des ordres très précis, que l’on a pu deviner que très récemment…Depuis qu’elle a…qu’elle est disons…passée à l’action…
Il s’arrêta, très peu motivé pour continuer. La nouvelle qu’il avait à annoncer était clairement très délicate.
Daliha, quant à elle, avait revêtu un masque sans expression.
-Parle. Qu’à t’elle fait de si grave pour que tu n’arrives pas à me le dire ? J’en ai pourtant vu d’autre…Quelle est cette action ?
Le chancelier soupira encore une fois, et pris sa tête entre ses mains, entreprenant de se masser les tempes.
-Elle…elle a…elle a…tu…tué…
Daliha porta la main à sa bouche, horrifiée. Elle fit glisser ses doigts sur le bas de son visage, puis les croisa en dessous de son menton, avant de les descendre brutalement jusqu’à sa poitrine et de poser ses mains toujours entrelacés sur ses genoux.
-Qui ? demanda t’elle d’une voix qui voulait se contrôler, mais qui restais suppliante.
Numéro 3 leva la tête vers la femme, ses yeux, si confortant et sérieux  d’accoutumé, aujourd’hui brillants de larmes rares.
-Ton…ton…ton mari.
Le long hurlement qui suivit ne connut de réelle fin.
**
Elle assena un ultime coup de pied dans le sac de frappe, le souffle court et en sueur. Le sac, accroché au plafond par des chaines en fer, eut un long balancement avant de revenir à sa place.
- Lay’, tu ne trouves pas qu’il se fait un peu tard ?
Elle tourna sa tête vers le garçon qui l’avait interpelé, lui sourit, puis son regard vira vers la fenêtre. Elle constata avec une grimace que le soleil n’allait pas tarder à se coucher.
-Ouais, t’as pas tort pour une fois… Je vais courir jusque chez moi, je me doucherais là-bas. Et c’est Andra. And’, si ça t’éclates.
Il rit. C’était un jeune homme d’un peu plus de 17 ans, presque 18, grand, châtain aux yeux foncés, la peau bronzée et musclé par des années d’exercices.
-Je te raccompagne ?
Elle leva les yeux au ciel.
-Ai-je le choix ?
-Pas tellement, voisine, répondit-il avec un sourire espiègle en balançant une serviette à la sportive.
La jeune fille secoua la tête,  attrapa la serviette au vol, et la passa rapidement sur son visage. Elle commença à ranger ses affaires, le jeune homme l’aidant.
-Tu comptes participer à la compet’ ?
-Hum…Non. Je ne suis pas sûre de continuer le combat.
-Oh, oh. Tu vas causer la déception de sa vie au coach. Et vu sa carrure, je pense que ce serait à éviter au possible. Même ce sera loin d’être le premier…
Elle rit en lui lançant sa bouteille d’eau vide la figure.
-T’es qu’un imbécile, Kamil !
Il rattrapa la bouteille d’un geste vif, toujours le sourire aux lèvres, et se plia dans une parodie de révérence.
- Le meilleure des imbéciles ! A votre service, Miss Layal !
Ladite Miss, leva les yeux, faussement agacée et donna un léger coup de poing sur l’épaule de Kamil, à mille lieux de ceux dont elle bourrait le sac il n’y avait pas une demi-heure.
-Je t’ai déjà dit et répété vingt fois de m’appeler Andra.
-Je préfère Layal…Ça te va mieux, et puis…au fond c’est ton vrai prénom.
-Ouais, ouais, dit-elle, tout sourire,  dit surtout que t’es trop content de pouvoir montrer aux autres à quel point ton accent est inexistant dans deux langues…Et puis, je suis à Paris depuis dix ans, et tout le monde m’appelle Andra, ici.
-En parlant de ça, ta mère ne t’a encore jamais expliqué pourquoi vous aviez déménagés si brutalement ?
-Elle n’en parle jamais, et quand j’essaie d’aborder le sujet, elle se ferme…, soupira tristement Andra, j’avais six ans à l’époque, c’était quasiment du jour au lendemain…Un jour on était tranquillement dans notre villa de Casa, et le lendemain elle a commencé à faire les valises. Et elle a remplacé mon prénom sur ma carte, sans m’expliquer…Elle m’a juste dit que je devais répondre « Andra » si on me demandait comment je m’appelais.
Elle s’interrompit un moment.
-Mais ce n’est pas si difficile à comprendre…Mon père est mort dans un accident de travail là-bas, elle aura voulu s’éloigner le plus rapidement de l’endroit où ils ont vécus, ça devait lui rappeler trop de souvenirs…
Elle marqua une nouvelle pause et reprit, cette fois avec un visage éclairé :
-Mais de toute façon, ça ne change rien au fait que j’ai grandis là-bas, et puis j’y vais tous les ans voir ma famille…Au fait, tu comptes toujours venir avec nous début Juillet ?
Il se frotta le menton dans un geste ridicule de réflexion feinte.
-Hum…Ca dépends, ta grand-mère va encore me prendre pour ton fiancé ?
Andra ne put se retenir et s’esclaffa en se rappelant la dernière visite du jeune homme chez sa famille.
-Non ! Je pense qu’elle a compris le principe de meilleur ami, t’en fais pas pour ça.
-Alors c’est d’accord, répondit-il, il jeta un coup d’œil à l’endroit où ils venaient d’arriver. Tiens donc, on dirait qu’on n’est pas loin de chez toi.
Mais la jeune fille ne l’écoutait déjà plus, le regard fixé sur les fleurs étranges qui venaient de pousser sur une branche d’un arbre isolé.
-Ouah…, regarde-moi ça ! Elles sont magnifiques !
Les fleurs étaient des sortes de roses, dont le rouge était la couleur dominante, mais veinées de tant d’autres nuances que les dire simples rose rouge était semblable à une insulte. Une légère rosée était déposée sur leurs pétales, et les derniers rayons du soleil roux venait y laisser leur marque éphémère, rendant le spectacle quasi-féérique. Perdue dans son admiration, Andra remarqua à peine qu’une des roses venait de trembler dans un mouvement inhabituel. Mais lorsque la queue de la rose céda, laissant la fleur flotter en l’air soutenue par une force invisible, elle n’y plus de doute.
-Kamil ! Arrête ça tout de suite ! S comme Secret! ! Imagines si quelqu’un te vois!
Le garçon, concentré sur sa main de l’esprit, ne pris pas gare aux menaces de la jeune fille.
-Il n’y a personne pour nous voir, ne t’en fais pas.
La rose continua doucement son chemin jusqu’à la main d’Andra. Cette dernière la prit  avec hésitation et la porta à sa poitrine, en laissant un regard à la fois plein de reproche et de tendresse sur son meilleur ami. Celui-ci lui sourit.
-A notre magnifique amitié sans la moindre ambiguïté !
-Oui, et à ta vie qui ne risque pas d’être si longue si tu continues ce genre de bêtises ! Le Strom, c’est sérieux, même si j’apprécie l’attention.
-Oui, m’dame ! Je ferais gaffe, promis !
Ils éclatèrent tous les deux de rire, alors que le soleil finissait de plonger dans l’horizon.
**
La sonnerie tinta. Pas de réponse. Elle recommença. Pas de réponse. Elle s’impatienta. Pas de réponse.
-Oui, oui, j’arrive !
Daliha traversa les salons qui séparaient la cuisine de l’entrée en grommelant.
-A tous les coups, Layal a encore oublié ses clés !
Elle ignora l’interphone et alla directement ouvrir l’entrée qui donnait sur le jardin.
-And…
Elle s’interrompit, choquée. De l’autre côté de la porte, une femme brune, aux cheveux mal coiffés, gonflés et sale, habillée en un tailleur trop grand et mal mis, maquillée avec bien trop d’eye-liner et de mascara. Tout l’opposé de Daliha qui était, elle, toute de soin et de beauté. Mais il n’y avait nul doute, même si il y brillait une lueur malsaine et folle, les yeux de la femme étaient les même que ceux de Daliha, teint cette fois d'une couleur brune sale.
-Bonjour Daliha, cela faisait tellement longtemps !
Sa voix était à l’image de son sourire et de son regard ; trop doucereuse, malsaine et qui mettait mal à l’aise.
-Hania.
La femme, apparemment ravie d’être reconnue, agrandis son sourire, lui donnant un côté terrifiant.
-Alors, tu ne me fais pas entrer ? C’est comme ça que l’on reçoit sa sœur jumelle chérie que l’on n’a pas vu depuis plus de dix ans ?
- Que me veux-tu ? Lâcha Daliha d’un ton gelé.
-Oh, cesse de penser que je te veux du mal ! Je veux simplement parler, je n’ai pas eu de tes nouvelles depuis plus de dix années !
Elle tenta de rentrer, mais Daliha servait de muraille, collée à l’embrasure de la porte.
-Tu ne rentreras pas dans cette maison, Hania.
Le regard de Hania perdit de son faux, pour se teinter de rage.
-Hh ! fit Daliha.
Hania appuyait ses doigts sur les veines du coup de Daliha.
-Je me passerais volontiers de ton avis…
Elle remonta le visage de sa sœur et le rapprocha du sien. Daliha eut un gémissement de peur et de douleur.
-…et on va parler ensemble, comme de vraies bonnes sœurs qui ne se sont pas vues depuis longtemps.
-L…lâch...lâche-moi !
La femme desserra son emprise sur le cou de sa sœur et traversa la porte, laissant Daliha derrière elle la main sur la poitrine, cherchant à récupérer son souffle.
-Très jolie maison, soeurette, il faudra que tu m’expliques comment tu en as eu une si belle à Paris.
Daliha lui lança un regard mauvais tandis qu’elle gravissait les dernières marches qui la séparait de l’entrée.
-Oh, j’aime beaucoup ton intérieur, c’est très moderne et lumineux !
Elle s’assit sur un canapé gris, son sourire d’une hypocrisie sans nom toujours gravé sur le visage. La propriétaire, non sans avoir senti un regard menaçant sur elle, s’assit également, le souffle court.
-Alors, comment vas-tu ? Bien j’espère, les affaires marchent ? Tes amis ? Tu as revu la famille ? Comment va-t-elle ?  
Hania stoppa son questionnaire qui n’attendait pas la moindre réponse, et accentua encore la douceur dégoulinante et dégoûtante de sa voix. Comme si elle ajoutait du caramel avarié sur une couche de miel qui a tourné.
-Et l’Organisation ? Comment vas t’elle depuis mon…départ ? Y’a-t-il des nouvelles ?
Daliha se mordit la lèvre. Voilà donc la raison de sa venue. Elle cherchait des informations sur la Confrérie.  Elle entendit un pas se presser dehors, des rires, puis encore des pas, de plus en plus rapide. Elle appuya encore plus ses dents sur sa lèvre. Non, pas maintenant, pas tant que cette folle était présente.
-‘Maan ! Je suis ren…
Andra s’arrêta brusquement devant le salon, découvrant l’invitée de sa mère.
-..trée. Bonjour.
L’invitée tordit sa bouche dans une grimace qui pouvait prêter à un sourire. Ses dents étaient blanches, mais sans charme, sans beauté ou chaleur. Une tache de rouge à lèvre vif se trouvait sur les deux dents de devant, augmentant le côté effrayant de la femme. L’adolescente lui trouva un air de Cruella. Elle était sale, mal vêtue et maquillée à l’extrême. Oui, cette femme était le cliché que Disney utilisait d’une méchante. Elle aurait parfaitement eut sa place dans un film d’animation, avec sa queue de cheval gonflée et grasse.
-Oh, non…Ne me dis pas que c’est la petite Layal ? Qu’est ce qu’elle a grandis, c’est fou !
« Layal ». Andra fut troublée. Plus personne, excepté Kamil, ne l’appelait plus ainsi. Le regard malsain la jaugea un instant et les lèvres de l’inconnue se déformèrent à nouveau dans une horrible moue.
-Elle lui ressemble, décréta t’elle comme s’il ‘agissait d’une insulte, j’imagine que c’est aussi une… « Petite génie ». Mais…oh ! Regarde, elle a nos yeux ! remarqua-t-elle, ravie, mais sa couleur, finit-elle avec une moue horrible.
La jeune fille fut encore plus troublée par la voix de la femme. Elle se sentit mal à l’aise, l’inconnue ne lui inspirait pas du tout confiance. Elle lui faisait presque peur. Mais elle ne pouvait le nier, elle lui retrouvait forme d’yeux.
-Qui êtes-vous ?
Le regard de la femme, gardant sa lueur folle, parut un instant perdu.
-Tu ne sais pas qui je suis ? Elle engrena un étrange mouvement du cou, le tournant tel une machine vers sa jumelle, Tu ne lui as pas dit qui j’étais ?! hurla Hania, de la fureur dans le ton.
-Andra, monte, gémit presque Daliha, monte immédiatement.
-Non, elle reste.
L’adolescente ne parvenait pas à comprendre, la situation était trop étrange.
-Andra, sors d’ici !
-Aucune chance.
Hania attrapa Daliha par les cheveux, et les tordit pour bloquer la mère en détresse, lui arrachant un cri de douleur. Elle sortit un couteau de sa poche et l’approcha du cou de sa sœur. Andra,  vive, tenta un mouvement pour s’approcher des deux jumelles, mais Hania fit trembler le couteau, sous le regard effrayé de Daliha.
-Tu bouges…je la tue, compris, ma petite ?
Elle tenta de parler, mais les mots restait bloquer dans sa gorge Il fallait qu’elle trouve un moyen de sauver sa mère, et le plus vite possible.
La meurtrière tourna son visage vers Daliha, son expression toujours aussi dérangeante.
-A nous deux, soeurette…Alors comme ça, tu ne lui as jamais parlé de moi ? Tu avais peur qu’elle me craigne ? Ou au contraire qu’elle cherche à me rejoindre ?
-Je t’en prie…Je ferai tout ce que tu veux, mais n’implique pas Andra.
Un sourire carnassier apparut sur le visage de Hania.
-Oh…voyons, si je te voulais quoi que ce soit, je l’aurais déjà obtenu depuis longtemps. Pour l’instant, je veux que tu lui dises…que tu lui révèle qui est sa tante, qui est celle que tu as défendu bec et ongle dans le vide, et surtout…
-Non, Hania, ne fais pas ça, je t’en prie !
L’invitée indésirable leva les yeux vers la jeune fille et agrandis à nouveau sa grimace.
-…qui est celle qui a tué son cher père.
Daliha s’éloigna de la lame et donna un coup de pied sur le genou de sœur, qui s’avachit de douleur. C’en fut largement assez pour Andra, qui poussa sa mère vers la porte et tenta un coup de poing sur la femme. Celle-ci le bloqua avec facilité.
-Alors comme ça on sait se battre ? Ne t’en fais pas, on est deux !
Elle riposta avec sa main armé, et Andra fit voler le couteau du dos de la main en le frappant à la garde et tordit le poignet de Hania, qui laissa échapper un petit cri. Elle essaya de frapper l’adolescente au visage en envoyant des coups de tête désordonnés, mais la jeune fille lui crocheta les chevilles et la fit tomber violemment, ramenant ses poignets au-dessus de sa tête au sol. La femme leva ses jambes au hasard, tentant d’atteindre Andra, mais celle-ci lui assena un coup de genou sur les jambes, arrachant un hurlement furieux à la traitresse.
-Maman ! Le couteau, ramasse le !
Daliha, sortant finalement de sa paralysie due à la peur, se lança vers l’arme.
-Tu ne t’en sortiras pas à si bon compte, sale garce !
La lame s’envola rapidement et pointa vers la mère d’Andra.
-Un mouvement, la gosse, et je la bute ! Pareil, Daliha, un pas, une tentative et s’en est fini pour toi ! Ou préférerai tu que je vise ta si chère fille ?
La mère, vaincue, recula lentement et baissa les yeux, avant de lancer un regard suppliant à sa fille.
-Bien. Layal, tu vas immédiatement me lâcher, et me laisser sortir de cette maison sans rien faire, sans rien tenter. Et ne va pas douter une seule seconde que je tuerai ma sœur. Mon strom a énormément progressé depuis que je les ai rejoints.  
L’adolescente hésita quelques secondes, mais relâcha la meurtrière, toujours sur le vif. Cette dernière se releva, se dépoussiéra un peu et gémit à cause des blessures qu’Andra lui avait infligé.
Elle se dirigea vers la porte d’un pas digne quoique boitillant et une fois arrivée à l’embrasure, elle rappela son couteau, qui fusa jusqu’à elle. Elle s’apprêtait à enfin sortir, lorsqu’elle se retourna.
-Nous avons besoin de gens comme toi, Layal. Des jeunes puissants et combatifs. Penses-y. Il y a des choses que l’Organisation ne pourra jamais t’offrir et que nous avons. Tu pourrais faire des choses autrement plus intéressantes.
-Plutôt mourir.
Hania lui dédicaça un dernier de ses horribles sourires.
-Si tel est ton souhait…
Elle quitta la maison, laissant la mère et la fille seules et choquées. Andra se jeta presque sur sa mère.
-Maman ! Est-ce que tu vas bien ?
-Ou…oui, ç..ça va…Et toi ? Tu t’es battue contre elle !
Sa mère était encore sous le choc, sa voix était toute tremblante.
-Maman…qui était cette femme ?
-Ma...ma sœur…, répondit-elle en fondant en larmes.
-Oh !
La jeune prit sa mère dans ses bras, cherchant à la rassurer. Daliha se calma finalement, et prit une expression de désolation totale, qui accentuait les quelques rides qui parsemait son visage. A cet instant, la belle et jeune Daliha n’étais plus que l’ombre d’elle-même, vieillie et malheureuse. Infiniment malheureuse.
-Allez…ça va aller, il y a eu plus de peur que de mal. Mais maintenant, il faut que tu me racontes tout.
La femme prit quelques secondes de silence, et finit par parler.
-Elle avait toujours eu des idées contre l’Organisation. Depuis qu’elle est jeune, elle n’a pas peur de dire un avis contraire. A un moment, quand j’avais épousé ton père depuis peu, tout le monde lui tournait le dos et réagissait avec elle comme on réagit avec une traitresse meurtrière. Je faisais de mon mieux pour l’aider à arranger son image, mais elle ne m’écoutait pas, et n’en faisait qu’à sa tête. Pourtant je continuais…j-j’avais espoir qu’elle puisse redevenir une bonne femme. Puis je suis tombée enceinte de toi… (A ces mots, elle caressa la joue de sa fille, avant de poursuivre :  ) et je l’ai délaissé, pour s’occuper de ma famille. Pendant les six années qui ont suivis ta naissance, elle avait été assez calme, et j’avais bon espoir que ce soit pour de bon…j’avais tort. Elle avait rejoint une organisation opposée à la Confrérie. Un jour, on est venu me dire qu’elle avait commis un meurtre…mon mari, son beau-frère. Il semblerait que c’était un ordre reçu de ses supérieurs de l’autre organisation. Ton père était un séide extrêmement doué, ils en avaient sans doute peur. Le jour où ils me l’ont annoncé, j’ai fuis. J’avais tellement peur qu’elle t’atteigne…On est venues habiter en France et j’ai changé ton prénom, pour brouiller les pistes…Tu devais à tout prix passer pour une franco-marocaine qui avait tout simplement emménagé ici, et il n’existait pas d’autre Layal El Inaa…Pour moi, il y  a trois Daliha, je n’ai pas eu à changer de nom. Puis tu as grandis ici, tu as rejoint la Confrérie du Louvre et j’avais bon espoir qu’on ne nous retrouve jamais…Je ne sais pas comment elle a fait pour nous localiser, mais c’est sûr que ce n’est pas seule.
Elle arrêta finalement son discours et tourna son regard vers son enfant.
-Tu sais tout. Mais personne ne doit être au courant, mieux vaut ne pas les mettre sur la voie immédiatement…Oh, Andra, je ne veux pas fuir ! Pas encore…  
-On ne fuira pas, ne t’en fais pas…On va rester ici et se battre, et on va la vaincre.
-J’espère tant…
Elle fit un léger sourire.
-Bon…moi, je vais prendre une douche, fais bien attention à toi quand j’y serais, M’man !
Daliha eut un petit rire.
-Ne t’en fais pas, ma chérie. Allez, grimpe !
La stromillone monta à l’étage et, une fois sous le jet d’eau chaude, essaya de ne plus penser à la scène qui venait de se dérouler. Sans se l’avouer, la « visite » de sa tante l’avait absolument perturbé. La vérité sur son père, et son déménagement ne l’avait pas non plus épargné, mais elle s’efforçait de ne pas le montrer. Sa mère avait déjà suffisamment de mal, sans que s’ajoute une fille qui craque. Il fallait qu’au moins l’une d’entre elle reste forte et soutienne l’autre, et ce ne sera pas Daliha. Elle sortit, la tête encore embrumée, et enfila un short rouge et un débardeur large blanc. Elle s’assit sur son lit, et passa sa main dans ses cheveux mouillés, ne sachant trop que faire pour la suite.
-Lay’ ? C’est Kamil, je peux entrer ?
Non sans surprise, l’adolescente ouvrit à son meilleur ami. Elle n’eut pas le temps de dire le moindre mot, qui se jeta quasiment sur elle pour la prendre dans ses bras.
-Ta mère m’a tout raconté. Elle m’a dit que tu prenais ça bien…Mais je sais que tu fais ta fière pour la rassurer.
Il leva les yeux pour les plonger dans le siens, sans pour autant la lâcher.
-J’ai entendu du bruit…je suis venu aussi vite que j’ai pu, mais je n’ai même pas réussit à croiser cette cinglé. Comment tu vas ? Et ne me dit pas « bien », je vois clairement que ça ne t’as pas laissé aussi indifférente que tu aimeras que ta mère le croit.  Qu’est-ce qui s’est passé ? Oh, non, Layal…ton bras !
La jeune fille, encore sonnée, regarda son membre, elle y remarqua enfin une longue estafilade rouge, qui allait quasiment du coude aux doigts. Elle commençait à peine à cicatriser, et Andra commença à en sentir la brûlure, jusque-là anesthésiée par l’adrénaline.
-Ce n’est rien…je la sens à peine, elle a dû me le faire  quand j’ai fait voler son couteau…
-Elle avait un couteau et tu me dis que ce n’est pas grave ?! OK, je pense que je mérite quelques explications précises…
-Dans ce cas, tu ferais mieux de t’assoir.
Ils prirent places sur le lit de la belle, et elle lui conta toute l’histoire, du moment où elle était entré, à ses inquiétude actuelles les plus profondes. Il n’y avait pas la moindre place pour l’omission ou le mensonge entre eux.
-Il faut que vous fassiez quelques choses ! Elle ne peut pas rester en liberté, il faut prévenir la Confrérie, et même la police !
-Ce serait parfaitement inutile, intervint Daliha qui venait d’arriver dans l’encadrement de la porte, elle travaille pour une autre organisation très puissante, on cherche à la démanteler depuis près de dix ans, mais ils ont des contacts très haut placé. Dans la justice, dans les finances, dans les médias, peut-être même dans le gouvernement. Ils ont réussi à rester absolument discrets alors que ce n’est pas leur première incartade. Même pour nous, il est très difficile de les repérer. Et en estimant même qu’on arrive à l’attraper et à la trainer en justice, il leur suffira de tirer sur quelques liens pour qu’elle s’en sorte sans problème. L’Organisation en elle-même ne peut rien faire tant qu’il n’y a pas de preuves tangibles…
-Une de leurs membres vient de vous attaquer ! Et elle a tué un homme !
-Ils ont réussi à tout effacer, lorsque j’ai voulu l’attaquer devant les tribunaux pour…pour mon mari, des personnes se sont présentées en témoins et on déclarer que sa mort résultait d’un accident de travail. Ton père était dans les services secrets, ça n’a pas plaidé en sa faveur…Et vu que je n’avais aucune preuve à présenter sans dénoncer l’organisation, j’ai perdu le procès. J’ai compris que c’était un groupe organisé et pas une simple bande qui voulait s’opposer à l’organisation. Alors j’ai déménagé…
-Qu’est-ce qu’on peut faire, alors ?
Daliha baissa la tête, découragée.
-Pour l’instant, rien. On peut juste attendre que tout ça se calme et que la Confrérie finisse par les vaincre. Et ne pas se laisser faire.
Elle soupira un instant, et releva la tête, avec un léger sourire.
-Mais on s’en sortira, déclara-t-elle pleine d’espoir, j’en suis sûre.
Andra eut un petit rire.
-Ouais. Ca, au moins, c’est sûr.
**
-Kam’ ?
-Yep, princesse ?
-Je crois que finalement, je vais participer à cette compet’ de combat.
Il eut un grand sourire.
-Bon choix, Lay’, bon choix…
-Pour la centième fois, je m’appelle Andra.
-Pour la centième fois, à mes yeux, tu es et restera Layal.
-Idiot.
-Je sais.
Ils partirent en riant.


Test RP :
(Rang demandé : Stromillone aux environs de 900 PPDS, très bonne maîtrise du strom et du monde invisible.)
Ah…doux quotidien. Tu t’installes, inexorablement, forgé par les même  pas répétitifs, ancré dans le bruit familier des talons aiguilles heurtant le sol, renforcé par ces matins de rêve brisé par le hurlement des réveils, éternels trouble-fête haïs, mais indispensable. Tu rassures, tu donnes l’impression que tout n’est que simplicité, que tout peut être dompté, même les tumultes de la vie et des imprévues. Tu apparais comme un petit chemin dégagé, au sol propre, à la terre retournée, avec des jolis pots de fleur autour. Qui aurait envie, lorsqu’une telle facilité est présente, de s’aventurer dans les routes hostiles et inquiétantes qui l’entourent ? Et pourtant…On ressent parfois le besoin de s’affranchir, de sortir de ce petit chemin, quitte à l’abimer pour toujours, sans tenir réellement compte des conséquences, poussés par une envie primitive de changement irraisonnable. L’envie plus que folle de voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Celle de briser le quotidien que l’on a nous-même crée, comme pour se convaincre qu’au final il n’est pas tellement invincible. Même si il ne s’agit que de s’éloigner des bords de notre charmant chemin battu.
**
Le Louvre. Grand et majestueux, preuve de siècles de grandiloquences où confort rimait avec extravagances. Aujourd’hui, musée reconnu aux quatre coins du mondes et œuvre d’art en lui-même, berceau de tant de secrets. Dont les plus grands se dissimulait parmi les fondations-même, aux sous-sols, à l’endroit où seuls quelques rares personnes ont permission d’entrer. Andra, comme toute stromillone qui se respecte, connaissait l’endroit comme sa poche, et il n’était, pour ainsi dire, pas tellement rare que des pas distraits l’y mène sans qu’elle s’en rende compte. Mais cette fois-ci, elle y était volontairement et pour une bonne raison. Il était encore tôt, et pourtant le musée bourdonnait déjà d’activités, envahi par les touristes émerveillés qui photographiait tout ce qui se trouvait à leur portée. Elle se posta devant un tableau aléatoire, à l’écart de la foule et attendit. Pour cette mission, elle allait être supervisée par un séide, qui ne devrait pas tarder à la rejoindre. Elle passa son regard sur le tableau sans vraiment le regarder, notant simplement que sa gamme couleur allait de l’ocre à l’orange magique d’un coucher de soleil. Elle n’appréhendait pas cette mission, elle en avait déjà fait des tas, qui lui avait valu une progression vertigineuse depuis l’obtention de son grade, mais elle se demandait ce que lui réservait cette tâche avec ce séide inconnu.
-Miss Al Inaa ?
La voix venait de derrière elle, mais elle ne se tourna même pas.
-Que puis-je ne pas faire pour toi ? Ce n’est pas le moment, Ka’…
Elle se retourna finalement et nota en tout premier lieu le sourire encore plus espiègle que d’accoutumé sur le visage de son meilleur ami. Puis elle vit qu’il tapotait une enveloppe craft. Elle fit la déduction assez rapidement.
-Oh non, ne me dit pas que…
-Et si…
La jeune fille croisa les bras et laissa tomber ses cheveux sur ses yeux avant de les ramener en arrière par un mouvement de nuque.
-Tu n’es pas séide depuis un an qu’ils te confient déjà une stromillone ?
-Eh ! J’ai fourni du travail d’exception…Tu devrais être honoré de m’avoir comme superviseur !
Le regard que lui lança la stromillone transpirait d’incrédulité.
-…et il se peut que j’ai demandé à deux ou trois personnes. Contente ?
-Comblée, répondit Andra avec un sourire, bon, on va voir cette mission ou tu veux que je te fasse avouer les noms ?
- Quel dure challenge…La mission !
Il jeta un coup d’œil autour d’eux, brusquement redevenu sérieux. Il ouvrit la bouche pour parler.
-On ferait mieux d’aller dans un endroit plus discret, l’interrompit la jeune fille.
Le séide lui lança un regard moqueur et légèrement agacé.
-Tu m’arraches les mots de la bouche, c’est dire…
Ils se placèrent sur un banc à l’écart, assez loin de la foule dense de touristes qui ne cessait d’augmenter.
-Ta mission consiste à récupérer une paire de scrutateurs.
Le regard que lui lança Andra était franchement et clairement déçu.
-Quoi ? C’est tout ? Et c’est payé combien ?
-50 PPDS.
-Waouh. Vachement cher payé pour quelque chose d’aussi simple…Non pas que je m’en plaigne mais…
-Et si tu me laissais finir ? Donc, justement ce n’est pas si simple. Le séide à qui ils appartenaient a été retrouvé assommé et blessé à quelques rues d’ici, mais sa médaille était toujours là.  Il se souvenait d’avoir été agressé, ce qui retire l’option qu’il ait été hypnotisé, mais il avait toujours son portefeuille et toutes ses affaires sur lui, la seul et unique chose qui ait disparut, ce sont ses scrutateurs, donc…
-…tout laisse supposer que celui qui l’a agressé savait ce qu’il voulait, continua Andra, mais pourquoi ne pas avoir volé aussi la médaille ? Et puis…le laisser grossièrement sur une rue aussi près du Louvre, non, c’est clairement du boulot de débutant, décrétât’ elle en jetant un œil aux documents. Et ça n’a même pas la provocation d’une déclaration de guerre…C’est soit quelqu’un qui as reçu des ordres et qui n’a pas su les appliquer correctement, soit l’agresseur ne savait vraiment pas quoi faire et a simplement agis avec stupidité sans penser aux conséquences.
-Hypothèses intéressantes, Miss El Inaa, répondit Kamil avec un grand sourire. C’est à toi de trouver, tu dois récupérer les scrutateurs, comprendre cette histoire de vol et me faire un rapport. Voilà l’adresse, je t’attendrais devant la porte. Crie si tu as la moindre complication, et je volerais à ton secours…Par contre, ça sera chaud pour ta mission.
La stromillone leva les yeux au ciel.
- Alors là, rêve toujours, aucune chance que je t’appelle…, elle lui arracha les papiers des mains et s’éloigna rapidement avant de lui crier, essaie au moins d’arriver avant que j’ai terminé !
Elle se mit rapidement en route vers l’adresse, ne doutant pas que le séide la rattraperait assez vite. L’endroit était exactement comme elle aurait pu l’imaginer, au détail près. C’était un immeuble aux murs vaguement blancs et sales, où la principale utilisation des peu nombreux balcons occupé était de sécher le linge. Son homme vivait au rez-de-chaussée, ce qui lui évita d’avoir à monter dans l’escalier qui ne paraissait plus dans sa première jeunesse.  Elle hésita pendant quelques secondes, ne sachant pas si il était plus adapté de frapper à la porte ou de la défoncer d’un coup de pied, mais elle opta finalement pour la solution de la civilité.
La réponse ne se fit pas attendre et quelques instants plus tard, une femme à qui elle donnait entre 45 et 50 ans lui ouvrit. De nombreuses mèches grises parsemaient sa chevelure qui devait avoir été d’un blond platine, et de profondes rides marquaient déjà son visage. Mais ses yeux d’un brun pétillant la rajeunissaient immédiatement. Andra jeta un rapide coup d’œil à l’intérieur de l’appartement. Personne. Cette femme pouvait-elle être l’agresseur ?
« -Oui ? Que puis-je pour vous, jeune fille ?
Aïe ! La stromillone avait en tête de l’hypnotiser dès les premières secondes, et n’avait pas cherché d’excuses valables. Mais la femme dégageait quelque chose qui la dissuada d’appliquer aussi simplement son plan.
-Eh bien…je suis…envoyé par…
-Ah ! Je vois qui vous êtes…Vous êtes envoyé par…
Elle finit avec un petit rire gêné. Elle avait menti sans le moindre talent et Andra avait rapidement compris qu’elle était démasquée. Mais c’était tant mieux. L’hostilité de cette femme envers les séides apparaissait clairement, et la jeune fille voulait comprendre, plus qu’avec deux ou trois questions ou elle serait sous hypnose.
-Oh ! Entrez, voyons…Je m’appelle Irina et vous êtes ?
-Lina Morel.
Andra trouvait bien plus judicieux de lui confier un faux nom. Elle entra dans l’appartement, cherchant du regard les scrutateurs.  Rien. Elle s’en doutait, l’hypnose serait indispensable.
-Eh bien, donc, Mademoiselle Morel…Pour quelle affaire vous envoie-t-il ?
Elle finit sa phrase en attaquant la jeune fille avec un vase. Andra fut légèrement surprise mais esquiva sans peine l’attaque maladroite. Irina ne semblait pas décidée pour autant à la laisser s’en sortir sans peine, puisqu’elle essaya de l’atteindre avec des coups de poings. La stromillone attrapa ses poignets au vol et réussi à les tordre légèrement, arrachant un léger gémissement à Irina. Andra avait noté la précision des coups, la femme n’en était pas à son premier combat, et la stromillone décida rapidement qu’il valait mieux ne rien faire durer. Elle plaqua les poignets d’Irina dans son dos, la maintenant fermement pendant qu’elle se débattait et attrapa au hasard un cordon qui devait servir à attacher des rideaux. Irina ne semblait pas décider à se laisser faire et gesticulait dans tous les sens, mais Andra réussit, non sans peine, à enrouler le cordon autour de son corps. Elle la poussa ensuite sur une chaise près de là.
-Non ! Je ne dirais rien ! Je ne trahirai pas ce monde ! Démons, vous ne vaincrez pas ! Ils vous tueront tous, jusqu’aux dernier ! L’humanité sera sauve !
-Mais oui, mais oui…mais avant tout cela…, la stromillone enfila ses propres scrutateurs sur les cris terrifiés d’Irina et prit sa médaille en main, laissez-moi vous parler de Saint-Georges…
Les pupilles d’Irina se dilatèrent et elle se calma enfin.
-Commençons par le commencement, commença Andra, avez-vous agressé un homme et volé sa paire de lunette ?
-Oui. Pas un homme, un démon ! J’ai dû me battre, mais je lui aie retiré son arme !
Même sous hypnose, sa démence continuait à apparaitre.
-Où est la paire actuellement ?
-Dans ma boîte à gâteau rose, dans la cuisine.
-L’avez-vous utilisé ?
-Oh non ! répondit-elle d’un air terrifié, ils n’attendaient que cela…que j’essaye leur horrible arme, pour que je me convertisse…Dieu merci, ça n’arrivera plus !
-Parfait. Ne bougez plus.
-Je ne bouge plus.
Andra soupira. Cette bonne femme était complétement folle. Mais elle avait noté la précision de ses coups lorsqu’Irina  essayait de l’attaquer, et c’était loin d’être ceux d’une débutante. Mais cependant, ils n’avaient pas l’aisance dont se démarquait ceux de quelqu’un avec une longue pratique. On lui avait enseigné les rudiments de combat, et elle en savait beaucoup. Des mensonges, soit, mais elle avait des informations. Trop pour qu’il s’agisse d’un simple délire d’une folle en manque d’action. On l’avait manipulé, et il fallait que la stromillone en découvre plus. Mais avant, elle avait une mission. Elle se dirigea vers la cuisine, qui se trouvait à gauche du salon et chercha la boite rose. Elle la trouva, posée sur une étagère en bois, d’un rose fuchsia pétant et scellée par un énorme tas de scotch. La jeune fille attrapa un couteau proche et entreprit de débarrasser la boîte de la quantité incroyable de ruban adhésif qui la couvrait. Il lui fallut bien cinq longues minutes pour en venir à bout, avant de devoir forcer l’ouverture du contenant en métal, qui avait apparemment été collé à la glu extra-forte. Irina devait penser sincèrement qu’il s’agissait d’une arme de démon, pour l’affubler de pareil cuirasse. Finalement, une fois qu’elle réussit, avec l’air du couteau, à se débarrasser du couvercle tout déformé, elle trouva à l’intérieur un sachet en toile grossière, renfermé par une corde. Priant pour ne pas découvrir une sécurité supplémentaire, elle découpa la ficelle et ouvrit le sac. Les scrutateurs s’y trouvaient effectivement. En morceau.  Il n’y avait absolument plus rien à en faire, les verres était cassés, la monture arrachée et tordue et tout le reste était en minuscules pièces détachée. Maudissant pour la centième fois Irina, Andra prit le sac et retourna vers le salon, où l’attendait toujours son hypnotisée, le regard blême.
-Pourquoi avez-vous volé cette paire ?
-Par ce qu’ils appartenaient à un démon, je devais l’arrêter !
-Qui vous as dit que nous...que cet homme était un démon ?
-Il portait une de leurs médailles. Un homme anglais, qui disait s’appeler Jonh Smith, m’a tout dit.
-Que vous a-t-il dit ?
-Il m’a dit que ceux qui portait une médaille représentant le combat d’un chevalier dragon avec un dragon était des serviteurs des démons, qu’ils avaient pour but de détruire l’humanité en faisant régner le mal et la douleur, que si j’en voyais un, je devais récupérer ses drôles de lunettes et sa médaille, leurs armes les plus puissantes…
-Alors pourquoi avoir récupérer uniquement les lunettes ?
-J’ai eu peur…je l’ai assommé et frapper pour être sûr qu’il ne se réveillerait pas et ses lunettes était tombé à côté de lui. Je n’ai pas osé approcher son coup pour prendre la médaille.
-Cet homme, ce… « Jonh Smith », continua t’elle en serrant les dents au moment de prononcer le pseudonyme récurent et absolu, vous as-t-il laissé un moyen de le contacter ?
-Il m’a dit que si jamais j’arrivais à me procurer des lunettes ou une médaille, je devais laisser un message sur la porte d’un appartement abandonné un message disant que je suis passé et que Rodrick m’a ouvert la porte.
La stromillone tiqua devant l’étrange message.
-Ca n’a pas de sens…Où se trouve cet appartement ?
-14, rue des Pigeons. Immeuble de la Roseraie Empoisonnée, numéro 23.  
-Que savez-vous exactement sur ces « démons » ?
-Juste que leurs armes sont leurs lunettes et leurs médaille et qu’ils nous veulent le plus grand mal.
-C’est tout ?
-Oui.
-Bien, où avez-vous appris à vous battre ?
-Jonh m’a enseigné quelques coups pour atteindre les serviteurs des démons.
-Parfait. Donc, maintenant, regardez bien cette médaille…On peut y voir un chevalier affrontant un dragon…
La médaille argentée se mit à irradier de plus belle.
-Vous allez oublier absolument tout ce que vous savez à propos de ces « démons », vous n’avez jamais rencontré un quelconque Jonh Smith et vous n’avez jamais agressé qui que ce soit. Aucune adolescente n’est jamais venue vous voir, et le nom de Lina Morel vous est inconnu. L'adresse du 14, rue des Pigeons, vous ne vous en rappellerez plus. Vous ne savez pas vous battre le moins du monde. Et vous n’avez jamais vu de lunettes ou de médaille tel que j’en porte.  Vous avez dérangé votre appartement en cherchant une bague récemment achetée avant de la retrouver dans votre boîte à gâteau où vous l’aviez vous-même mis par sécurité. Mais elle était pleine de scotch alors vous avez du tout enlever et vous allez jeter cette boîte parce qu’elle est abimé.
Andra déposa rapidement une bague fantaisie qui paraissait en argent incrusté sur la table-basse.
-Vous avez ensuite eut une faiblesse et vous êtes assise sur une chaise pour récupérer. Je vais vous détacher mais vous l’aurez oublié aussi tôt que je serais parti.
La stromillone stoppa ici l’effacement et détacha rapidement Irina, la laissant reprendre ses esprits et sorti sans faire un bruit.  Cette histoire était louche. Comme elle l’avait prédit, quelqu’un avait manipulé Irina, dans le but de se procurer des scrutateurs ou une médaille, même si la femme les avait démolis, il était clair qu’ils les voulaient en bonne état. Elle vit Kamil assit sur un rebord qui l’attendait, quand il la vit arriver, il sourit et s’approcha d’elle.
-Alors ?
En voyant la tête d’Andra, son sourire disparut. Son amie avait l’air bien trop sérieuse et soucieuse.
-Disons que c’était plus complexe que prévu. Et ce sera long à raconter…
Alors là, elle n’était même pas sûre d’en avoir réellement fini.




Note a bene : A cause du codage ( si vous saviez combien j'ai galéréé...), ils n'acceptaient toute ma présentation dans un seul post, j'ai du en faire deux. Donc en espérant que ma présentation...pavesque vous plaise un minimum, même si les descriptions sont pas top x) Désolée d'avance :3


Dernière édition par Andra L. Al Inaa le Mer 23 Juil - 4:49, édité 1 fois

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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Blandine le Mar 22 Juil - 13:53

Très bonne présentation que j'ai enfin fini (je suis très occupée hélas ^^). Bon j'ai relevé quelques fautes et des incohérences (la fin de ta description physique c'est "plais" que veux-tu dire ? Qu'elle plaît aux garçons ?) mais c'est une très bonne présentation !
Je ne vois pas ce que je peux dire de plus à part bravo et continue comme ça ! Wink

Je pense te mettre la couleur mais j'attends l'avis de ma co-admin et aussi de Karen (pour le point orthographe-grammaire) Wink

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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Andra L. Al Inaa le Mar 22 Juil - 14:13

Merci ici, Blandinouchette Smile
Baaah, je le suis relue mais bon, c'était vers 18h30 alors je pense être pardonnable x) Oui, les descriptions sont bâclés, franchement je savais pas quoi y mettre^^ J'avais exceptionnellement commencé ce perso avec l'histoire, parce que je voyais bien le monologue du début et puis, une ligne en entraîne une autre^^ Les descriptions sont pas top, mais je pense qu'on peut capter sa personnalité dans l'histoire, elle est assez "normal", et puis le physique, bah c'est le physique x) Le "plais", c'est tout court justement, tu peux voir ça comme un rappel de la description mental, on la voit comme une jeûne fille très correcte et elle fait bonne impression, pas forcément aux garçons mais aussi aux adultes qui la voient bien mises ou aux gens en général quoi Razz J'avais pas mal hésiter à le mettre ou pas, c'est juste pour que vous ayez en tête qu'elle fait bonne impression, qu'elle plait bien justement Razz Si il y a d'autres incohérences/erreurs ( et je sais qu'il y en a, je me connais x) ) je serait ravie de corriger Razz Owiii. Mon joli argent que personne d'autre n'a *__*
J'attends aussi les avis éclairés de Karen et Sylvia Razz
Hâte de commencer à RP Razz

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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Blandine le Mar 22 Juil - 14:16

On RP quand tu veux mais si ça pouvait être ailleurs qu'en Z7 (faut meubler les autres zones ^^)
Pour les corrections, regarde les archives de la CB je crois que Karen t'a laissé un petit message ^^
Et tes fautes sont totalement pardonnables, je ne suis pas parfaite, loin de là Wink *aime se citer en exemple*
Tu vas être unique, nous on est tous jaune poussin XD


Dernière édition par Blandine le Mer 23 Juil - 6:10, édité 1 fois

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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Andra L. Al Inaa le Mar 22 Juil - 15:51

Mais...mais...mais je l'ai fait déménager exprès x) En même temps si elle vivait en zone 3, j'aurais qu'à faire des rps solo x) Bah pour un RP je veut bien retourner à Casa, ça sera biiiien ! Mais faut déjà qu'on me laisse poster ailleurs que sur ce sujet ^^

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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Sylvia Leloup le Mer 23 Juil - 4:26

Je viens de terminer de lire ta présentation et sincèrement ma première réaction est: WAAAAAAAAAOUW!  Tu écris de manière agréable à lire, ton personnage est super classe, tu colles hyper bien au contexte pour faire une présentation réaliste et tout et tout...je valide et double-valide!  En effet j'ai relevé des erreurs mais euh...je pense qu'on ne va pas te priver de ton grade pour ça xD  J'ai tilté sur deux mini piccolo détails:

- Tu décris Andra comme ayant les yeux bruns presque noirs mais Hania fait remarquer à Daliha "Elle a nos yeux" alors que Daliha a les yeux verts.
- Elle hypnotise Irina avec sa médaille mais je pense que seule la médaille d'or hypnotise, pas la médaille de bronze ou d'argent.

Comme tu le vois c'est vraiment vraiment détailesque ^^ (Re-)bienvenue parmi nous!
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Re: Andra L. Al Inaa

Message par Andra L. Al Inaa le Mer 23 Juil - 4:32

Merci :3

-XDDD Je l'avais absoluuument pas remarquer x) merci je règle ça x) (J'avais écrit le passage de Hania bien après celui de Daliha, je voulais juste une ressemblance physique frappante^^)
-Non, non, dans le 2 Raph hypnotise la vielle dame avec sa médaille de bronze, donc ça doit être faisable avec une en argent ^^ Et puiiiis, sinon mon rp il sert à quel dalle x)

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